17. Les nuits secrètes

Publié le 4 Octobre 2019

Le Vendredi 03 Aout 2012, Orelsan se produisait, en soirée, aux Nuits secrètes à Aulnoyes-Aimeries. Ce jour-là, j’étais chez moi, à environ deux heures de la ville susnommé. il était autour de 14h. Je commençais à avoir des fourmis dans les jambes, j’hésitais à faire le chemin jusque-là bas pour aller au concert mais la distance me faisait hésiter. Afin de me décider, j’envoyais un sms à Orel en me disant que s’il me répondait, je faisais l’effort de faire la route. Honnêtement, j’avais peu d’espoir en sa réponse étant donné qu’il est souvent très occupé mais il devait s’ennuyer dans ce village nordique puisqu’il me répondit quasiment aussitôt et me proposait de venir dès que je le pouvais. Surmotivé, je démarrais donc la voiture en entrainant avec moi un ami David et sa belle-fille adolescente. C’était parti pour un petit road trip sympatoche que nous avons fait quasiment tout du long sous l’orage. Ce mauvais temps n’entacha pas notre joie de vivre et nous arrivâmes vers dix-sept heures à destination. J’envoyais un sms à Orel et, une quinzaine de minutes après, son frère Clément est venu nous chercher et nous donna des pass à travers le grillage. Grâce à ces accès, nous avons passé les contrôles de sécurité sans encombre et rejoint Orel.

Le camp du festival pour les artistes était doté d’une grande tente sous laquelle se trouvait diverses installations : des bungalows fermés qui servaient de loges, des bars, des stands pour se nourrir, divers petits salons pour se poser et discuter. A notre arrivée dans le camp, Orel nous récupère nos badges d’accès et les rends aux membres de son équipe à qui il les avait emprunté pour nous faire rentrer puis nous emmène dans la loge de ses zikos, nous amène des bières puis nous restons là à discuter, à boire notre mousse et à écouter Eddy, le guitariste, jouer de la gratte et enregistrer des morceaux éphémères grâce à une pédale.

 

17. Les nuits secrètes
17. Les nuits secrètes

Plus tard, nous allons sous la tente nous assoir dans un des petits salons et buvons une autre bière. Malheureusement, il se trouve que le fût est maintenant vide et qu’il faut se reporter vers la bière en canette… et il n’y a que de la 8.6. La marque devait être sponsor du festival puisqu’il y avait des frigos entiers à leur effigie remplis de 8.6 de toutes sortes : de l’original, de la red, de la gold, de l’extrême… Bon, on ne s’est pas fait prié et on en a quand même bu une. Merci Bavaria !

Ensuite, Orel nous a emmené pour nous montrer leur nouveau bus de tournée tout équipé. Un grand car noir, tout confort avec couchettes, playstation et tout le toutim. Ça change de leur minibus jaune du début. Après la visite, il nous laisse pour aller faire une sieste. Avec mes camarades, nous rodons dans le camp du festival et découvrons l’envers du décor. Plutôt cool.

A son réveil, vers 20h, soit une heure avant son concert, Orel nous rejoint dans un des petits salons et nous mangeons un sandwich ensemble. Le moment est cool, détendu, amical. Lorsque le moment de monter sur scène arrive, il nous emmène avec lui et nous venons sur scène à ses côtés. Nous restons, bien sûr, dans un coin mais nous sommes au premières loges en compagnie de Gringe (qui nous rejoint lorsqu’il ne fait pas les bacs), d’Ablaye et de Clément.

Après le concert, nous descendons de scène et nous nous rendons tous dans une loge ou on fait un after en buvant quelques softs et on discute sur les sorties culturelles du moment : The Dark Knight et la sexion d’assaut. Avec Orelsan nous chantonnons « J’vais me balader aux champs Elysées » puis le rappeur s’offusque du procès d’intention que l’on fait à Marion Cotillard pour sa mort dans Batman.

Vers une heure du matin, mes compères et moi reprenons la voiture pour rentrer dans l’Oise, des souvenirs plein la tête.

17. Les nuits secrètes
17. Les nuits secrètes

Rédigé par Gib

Publié dans #Anecdotes

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